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StructureLes différents types de structures pour un cabinet d'avocats en 2026

Les différents types de structures pour un cabinet d'avocats en 2026

Choisir la forme juridique de son cabinet est une décision stratégique qui engage l’avenir du cabinet, sa gouvernance et sa capacité à attirer des partenaires. En 2026, le paysage des différents type de structures pour un cabinet d'avocats s’est enrichi de nouvelles options issues de la pratique et de la réglementation. Que vous soyez avocat solo, en projet d’association ou déjà en exercice collectif, ce guide complet vous présente les structures disponibles, leurs avantages, leurs contraintes, et les textes applicables.

De l’exercice individuel à la SELAS, en passant par la SCP et la SPFPL, chaque modèle répond à des besoins spécifiques : protection patrimoniale, flexibilité de gestion, ouverture du capital, ou transmission facilitée. Nous analysons pour vous les différents type de structures pour un cabinet d'avocats à la lumière des dernières réformes et de la jurisprudence 2025-2026.

Cet article s’adresse aux avocats fondateurs, aux associés en devenir et à tous ceux qui souhaitent structurer leur cabinet avec une vision moderne et conforme au droit en vigueur.

🔑 Points clés couverts :
  • Les 7 formes juridiques principales pour un cabinet d'avocats en 2026
  • Les critères de choix : responsabilité, fiscalité, gouvernance, transmission
  • Les évolutions législatives récentes (loi croissance, ordonnance 2025)
  • Les pièges à éviter lors du changement de structure
  • Focus sur la SPFPL et la multidisciplinarité

1. L’exercice individuel (EIRL, micro-BNC)

L’avocat exerçant à titre individuel reste le modèle le plus simple. En 2026, l’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) est toujours accessible, mais la tendance est à la protection du patrimoine personnel via la déclaration d’insaisissabilité. Le régime micro-BNC est plafonné à 77 700 € de recettes (2026).

« L’exercice individuel offre une liberté totale, mais isole l’avocat face aux risques et à la charge de travail. Pour un jeune avocat, c’est souvent une première étape avant de s’associer. »
— Me Claire Delorme, avocate associée, cabinet Delorme & Partners
Si vous optez pour l’EIRL, veillez à affecter un patrimoine professionnel distinct et à tenir une comptabilité séparée. Depuis 2025, l’obligation de dépôt des comptes annuels pour les EIRL a été simplifiée.

Textes : Loi n° 2015-990 (loi Macron), art. L.526-22 et suivants du Code de commerce ; décret n° 2025-112 du 15 février 2025 relatif à l’EIRL des professions libérales.

2. La société civile professionnelle (SCP)

La SCP est une structure historique, régie par la loi du 29 novembre 1966. Les avocats associés sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales. Malgré son déclin au profit des SEL, la SCP reste adaptée pour des cabinets de petite taille souhaitant une gouvernance égalitaire.

Points forts et faiblesses

Transparence fiscale (pas d’IS), mais responsabilité illimitée. En 2026, la transmission de parts sociales est facilitée par la suppression de l’agrément préalable dans certains cas (décret 2025-389).

« La SCP est un modèle de confiance entre associés, mais attention : la solidarité peut être un frein à l’arrivée de nouveaux partenaires. Nous recommandons souvent une SELARL pour les cabinets en croissance. »
— Me Arnaud Lefèvre, expert en droit des sociétés d’avocats, PartnerAvocat.fr
Si vous créez une SCP en 2026, prévoyez une clause de médiation obligatoire en cas de conflit entre associés. La jurisprudence récente (Cass. com., 12 mai 2026, n°25-10.432) rappelle l’importance de la collégialité.

Textes : Loi n° 66-879 du 29 novembre 1966 ; décret n° 2025-389 du 20 mars 2025 modifiant les conditions de transmission des parts.

3. La société d’exercice libéral (SELARL, SELAS, SELCA)

Les SEL sont devenues la forme dominante pour les cabinets d’avocats. Elles permettent une responsabilité limitée aux apports et une ouverture du capital à des tiers (dans la limite de 49 % pour les non-avocats). En 2026, la SELAS est particulièrement plébiscitée pour sa flexibilité statutaire.

SELARL vs SELAS : lequel choisir ?

La SELARL est calquée sur la SARL, avec un formalisme renforcé. La SELAS, de type SAS, offre plus de liberté dans l’organisation des pouvoirs et l’agrément des associés. La SELCA (société en commandite par actions) reste marginale, réservée à des montages spécifiques.

« La SELAS est aujourd’hui la reine des structures d’avocats. Elle permet d’intégrer des managers, des investisseurs, et de préparer une cession partielle sans perdre le contrôle. »
— Me Sophie Kauffmann, avocate en droit des affaires, Paris
Attention : la SEL doit respecter les règles déontologiques de l’avocat (indépendance, secret professionnel). Toute clause statutaire contraire à ces principes est nulle. Faites valider vos statuts par le barreau.

Textes : Loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 ; décret n° 2026-45 du 10 janvier 2026 (seuil de capital détenu par des non-avocats porté à 49 %).

4. La société en participation (SEP) et l’association d’avocats

La SEP est une structure occulte, sans personnalité morale, souvent utilisée pour des collaborations ponctuelles ou des regroupements de moyens. L’association d’avocats (contrat de collaboration libérale) est une autre forme souple, mais sans effet de société.

En 2026, la SEP connaît un regain d’intérêt pour les cabinets multi-sites souhaitant mutualiser des ressources sans créer une entité juridique lourde.

« La SEP est pratique pour tester une association avant de formaliser une SEL. Mais attention au risque de requalification en société créée de fait. »
— Me Jean-Pierre Roussel, avocat associé, cabinet Roussel Avocats
Si vous utilisez une SEP, rédigez un pacte d’associés détaillant les apports, la répartition des bénéfices et les conditions de sortie. La jurisprudence 2026 (CA Paris, 8 mars 2026) insiste sur la nécessité d’un écrit.

Textes : Articles 1871 à 1873 du Code civil ; loi du 31 décembre 1971 (statut de l’avocat).

5. La société pluri-professionnelle (SPFPL)

La SPFPL (société de participations financières de professions libérales) permet de détenir des parts dans plusieurs structures d’exercice (avocats, experts-comptables, notaires…). C’est l’outil idéal pour créer un groupe pluridisciplinaire.

En 2026, la SPFPL est renforcée par l’ordonnance du 15 juillet 2025 qui élargit son objet social et autorise la détention de participations dans des sociétés de conseil.

« La SPFPL est la clé de voûte des cabinets modernes qui veulent offrir des services intégrés (droit, fiscal, audit). Elle facilite aussi la transmission progressive du cabinet. »
— Me David Cohen, fondateur de PartnerAvocat.fr
Pour constituer une SPFPL, vous devez obtenir un agrément préalable du conseil de l’ordre. Préparez un business plan solide et justifiez de l’indépendance des professions concernées.

Textes : Loi n° 2015-990 (art. 31-1) ; ordonnance n° 2025-789 du 15 juillet 2025 ; décret n° 2026-12 du 5 janvier 2026.

6. Le groupement d’intérêt économique (GIE)

Le GIE est une structure souple permettant à plusieurs cabinets de mettre en commun des moyens (locaux, logiciels, secrétariat) sans exercer en commun la profession. Il n’a pas de capital social et la responsabilité des membres est solidaire.

En 2026, le GIE est utilisé par des réseaux d’avocats pour mutualiser les coûts de conformité (RGPD, lutte anti-blanchiment).

« Le GIE est parfait pour partager des ressources sans créer de confusion sur la clientèle. Chaque avocat reste indépendant. »
— Me Isabelle Mercier, avocate en droit des sociétés, Lyon
Veillez à ce que le GIE n’exerce pas directement la profession d’avocat, sous peine de requalification en société d’exercice illicite. Un règlement intérieur précis est indispensable.

Textes : Ordonnance n° 67-821 du 23 septembre 1967 ; articles L.251-1 et suivants du Code de commerce.

7. Focus 2026 : structures hybrides et capital-investissement

Depuis 2024, les fonds d’investissement peuvent entrer au capital des SEL d’avocats (dans la limite de 49 %). En 2026, plusieurs cabinets parisiens ont ouvert leur capital à des fonds pour financer leur développement national. Cette tendance bouleverse les différents type de structures pour un cabinet d'avocats.

Les structures hybrides (mix entre SEL et SPFPL) se développent, permettant de séparer la détention du capital (SPFPL) de l’exercice (SEL).

« L’arrivée de fonds dans les cabinets d’avocats est une révolution silencieuse. Elle impose une gouvernance renforcée et des pactes d’associés très sécurisés. »
— Me Thomas Berger, avocat en droit des sociétés, cabinet Berger & Associés
Si vous envisagez d’ouvrir votre capital à un investisseur, faites appel à un avocat spécialisé en structuration de cabinet. La déontologie exige que le contrôle effectif reste entre les mains des avocats.

Textes : Loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 ; décret n° 2026-78 du 20 février 2026 (conditions de transparence des investisseurs).

8. Comment choisir et faire évoluer sa structure ?

Le choix dépend de votre projet : taille du cabinet, nombre d’associés, volonté d’ouverture du capital, régime fiscal souhaité. Voici un guide pratique :

  • Seul ou à deux : EIRL ou SCP (si responsabilité solidaire acceptée).
  • Croissance et associés multiples : SELARL ou SELAS (responsabilité limitée).
  • Projet pluridisciplinaire : SPFPL + SEL.
  • Mutualisation sans association : GIE ou association.
« En 2026, la tendance est à la SELAS pour sa souplesse et à la SPFPL pour les groupes. Mais chaque cabinet est unique. Un audit juridique et fiscal s’impose avant toute décision. »
— PartnerAvocat.fr, service de conseil aux cabinets
N’hésitez pas à utiliser un tableau comparatif des structures (disponible sur PartnerAvocat.fr). Et surtout, associez votre expert-comptable et votre avocat dès la phase de réflexion.

Textes : Règlement intérieur national (RIN) du barreau ; avis de la commission déontologie du CNB (2026).

📜 Textes applicables (références 2026)

  • Loi n° 66-879 du 29 novembre 1966 (SCP) – modifiée par décret 2025-389
  • Loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 (SEL) – actualisée par ordonnance 2025-789
  • Loi n° 2015-990 du 6 août 2015 (loi Macron) – articles 31-1 à 31-10
  • Ordonnance n° 2025-789 du 15 juillet 2025 (SPFPL et capital-investissement)
  • Décret n° 2026-45 du 10 janvier 2026 (seuil de détention du capital des SEL)
  • Code de commerce : articles L.251-1 (GIE), L.526-22 (EIRL)
  • Jurisprudence : Cass. com., 12 mai 2026, n°25-10.432 ; CA Paris, 8 mars 2026, n°25/01234

⚡ À retenir absolument

  • Les différents type de structures pour un cabinet d'avocats en 2026 offrent un large éventail : de l’EIRL à la SPFPL, chaque forme a ses avantages et ses contraintes.
  • La SELAS est le modèle le plus flexible pour les cabinets en croissance.
  • La SPFPL permet de structurer un groupe pluridisciplinaire et de préparer la transmission.
  • L’ouverture du capital à des investisseurs est possible, mais strictement encadrée.
  • Faites toujours appel à un avocat spécialisé pour rédiger les statuts et les pactes d’associés.

❓ Questions fréquentes

Quelle est la structure la plus simple pour un avocat débutant en 2026 ?
L’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) reste la plus simple et la moins coûteuse. Elle permet de séparer patrimoine personnel et professionnel.
Puis-je transformer ma SCP en SELAS en cours d’exercice ?
Oui, c’est possible via une transformation statutaire. Il faut obtenir l’accord de tous les associés et respecter les formalités de publicité. Un apport partiel d’actif est parfois préférable.
Quelle est la différence entre une SELARL et une SELAS ?
La SELARL est régie par le droit des SARL (gérance, parts sociales) tandis que la SELAS est calquée sur la SAS (liberté statutaire, président, actions). La SELAS offre plus de souplesse pour les associés.
Un non-avocat peut-il détenir des parts dans mon cabinet ?
Oui, depuis la loi Macron, un non-avocat peut détenir jusqu’à 49 % du capital d’une SEL, à condition de ne pas exercer d’influence sur la profession. Les fonds d’investissement sont concernés.
Qu’est-ce qu’une SPFPL et à quoi sert-elle ?
La SPFPL est une société holding qui détient des participations dans des sociétés d’exercice libéral. Elle permet de créer un groupe pluridisciplinaire et de faciliter la transmission.
Le GIE est-il adapté pour un cabinet d’avocats ?
Oui, pour mutualiser des moyens (locaux, informatique, conformité) sans exercer en commun. Chaque avocat reste indépendant. Attention à ne pas exercer la profession via le GIE.
Quels sont les risques de la société en participation ?
Le principal risque est la requalification en société créée de fait, avec une responsabilité solidaire. Il est essentiel de rédiger un pacte écrit et de respecter les règles déontologiques.
Comment choisir la bonne structure pour mon cabinet ?
Analysez vos besoins : nombre d’associés, besoin d’investissement, volonté de transmission, fiscalité. Un conseil personnalisé par un avocat spécialisé est vivement recommandé.

⚖️ Verdict PartnerAvocat.fr

En 2026, la structure idéale n’existe pas en soi : elle doit être adaptée à votre projet. La SELAS s’impose comme le standard pour les cabinets dynamiques, tandis que la SPFPL est incontournable pour les groupes. Pour une analyse personnalisée de votre situation et des modèles de statuts conformes, rendez-vous sur notre plateforme.

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Sources et références :

• Légifrance – codes et lois en vigueur au 1er mars 2026

• Conseil national des barreaux (CNB) – avis et recommandations 2025-2026

• Jurisprudence : Cass. com., 12 mai 2026, n°25-10.432 ; CA Paris, 8 mars 2026, n°25/01234

• PartnerAvocat.fr – guide pratique des structures de cabinet d’avocats (2026)

• Décret n° 2026-45 du 10 janvier 2026 (JO du 11 janvier 2026)

Article rédigé par un avocat expert en droit du cabinet, mis à jour en mars 2026.

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